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10 km pleins de charme à Leucate !

Source : L'Indépendant, édition du 13 mars 2012

 

Ils ont été gâtés. Pour le premier 10 km de la saison, les coureurs du Narbonnais et ceux venus d'ailleurs ont découvert dimanche matin, à Leucate, un parcours inédit et enchanteur, avec juste ce qu'il faut de 'technique' pour ravir les connaisseurs sans écoeurer pour autant le néophyte.

 

Ce juste équilibre a servi de fil directeur à l'Association de protection de la culture, du patrimoine et de la gastronomie leucatoise (APCPGL), organisatrice de cette "Course nature Vignobles Cap Leucate".

 

Fédérateur

"Nous avions déjà mis sur pied en 2011 un trail de 20 km", rappelle Stéphanie Béziat, chargée de communication aux Vignobles Cap Leucate. "Cependant, nous souhaitions proposer, cette année, un rendez-vous accessible au plus grand nombre. L'idée de ces courses est née, en effet, de l'engagement de la cave coopérative en faveur d'animations autour du vin et de nos terroirs. Mais il s'agissait aussi de répondre à une demande, car beaucoup de monde aime venir courir à Leucate. D'ailleurs, pas mal de gens de la coopé pratiquent la course à pied… notamment des femmes de vignerons !"

 

Du coup, et même si certains l'ont trouvé plus corsé qu'il n'y parait au premier abord (lire ci-contre), le parcours se charge surtout d'en mettre plein la vue. Les athlètes ont ainsi profité du panorama offert par le plateau et la falaise de Leucate, traversant aussi le vignoble de la commune. À ce stade, on en viendrait presque à se demander si ce 10 km ne tient pas davantage de la promenade de santé que de l'épreuve sportive. Ce serait oublier les quelques difficultés essaimées au fil du tracé… à commencer, d'entrée de jeu, par la fameuse montée du chemin de Perrière. De même, dans le dernier kilomètre, un vilain "casse-pattes" de 30 mètres avait de quoi refroidir ceux qui croyaient en avoir fini. Bref : cette petite nouvelle pleine de charme ne manque pas non plus de piquant. Ils étaient dimanche près de 130 à s'y frotter : à n'en pas douter, les prétendants seront à la hausse l'année prochaine.

 

Elles ont dit…

 

Christelle Monier, 1re féminine et 5e au scratch (38' 01') : "C'est un parcours divin", lance l'indétrônable championne. "Et je n'exagère pas ! Niveau efforts, il y a de tout, et la vue est sublime de bout en bout. À aucun moment, on ne tombe sur une vilaine difficulté qui vous assomme. Même le vent n'était pas si défavorable que ça ! J'ai renoncé aux 10 km de Béziers pour le plaisir de venir courir ici en pleine nature : je ne le regrette pas !"

 

Elia Parra, 2e féminine (45' 26') : "C'est un tracé magnifique, très varié, avec un paysage à couper le souffle", s'exclame-t-elle. "Je savais bien sûr que je n'étais pas de son niveau, mais j'ai quand même suivi Christelle au début, essayant ensuite de la garder en vue le plus longtemps possible. Je me suis ensuite efforcée de rouler tranquille… en veillant toujours sur mes appuis !"

 

Ils ont dit…

Boris Yvars, vainqueur de l'épreuve (35' 33') :

"C'est un parcours magnifique mais difficile", insiste le champion de l'USC Septimes. "Il est certes roulant, mais bourré de faux plats descendants ! Ne connaissant pas trop le tracé, j'ai préféré partir tranquillement. À l'issue de la première montée, j'ai vu que ça ne suivait pas trop derrière : j'ai gardé ce rythme jusqu'à l'arrivée".

Olivier Gabarrou, 2e (37' 23') : "Ça a été surtout dur au début, avec la montée accompagnée d'un vent de face", raconte le leucatois, licencié à l'ASARCM. "Je suis resté dans le groupe de tête le plus longtemps possible, puis j'ai tenté ma chance dans les tout derniers kilomètres. Bien sûr, ça continuait de souffler… mais jamais vraiment dans le dos. De toute façon, on le sait : ici, c'est le vent et les cailloux !"

 

Michel Martinez, 3e (37' 30') : "Ça s'est bien passé", se réjouit à l'arrivée le coureur de l'USC Septimes (décidément très présente sur le podium !). "Dans l'ensemble, ça reste une course accessible. Comme il y a beaucoup de relances, des poursuivants revenaient régulièrement à ma hauteur. C'était bien pour moi, car je n'ai jamais été vraiment tout seul".

 

 

Temps de création : Indefini